Le sol, socle de l'agro-écologie

Produire du blé, des betteraves, de l’herbe, du raisin ou des légumes pour nourrir l’homme ou l’animal n’est finalement qu’une spécialisation dans l’utilisation du sol. Les fondamentaux restent les mêmes : permettre à la plante cultivée, quelle qu’elle soit, de s’enraciner dans la terre et d’y trouver en quantité nécessaire les éléments indispensables à l’expression de son potentiel génétique. L’une des responsabilités de l’agriculteur est de faire en sorte que le sol qu’il cultive soit un milieu propice au développement de la culture, sans toutefois hypothéquer son propre développement. 

LE SOL : UN PRODUIT COMPLEXE, THÉÂTRE DE RÉACTIONS MULTIPLES

Le sol est le produit complexe issu d’un côté de l’altération de la roche mère sous l’effet du climat, de l’eau, des racines et des micro-organismes et de l’autre côté par la dégradation des composés organiques qui tombent à sa surface. La roche évolue progressivement en sables, limons et argiles qui s’associent aux molécules d’humus, issues de la transformation biologique des matières végétales et animales mortes.

 

Pédogénèse

 

Le taux moyen de formation du sol en Europe est d'environ 1 tonne par hectare et par an. Il apparaît donc que les êtres vivants du sol interviennent dès les stades primaires de formation du sol. Mais leurs actions ne s’arrêtent pas là ! 

Comme tout organisme complexe, le sol est le théâtre de réactions multiples mettant en jeu des minéraux, de l’eau, des gaz, des enzymes au sein de cycles biochimiques vitaux pour l’alimentation des plantes et la pérennité du sol.

Le taux moyen de formation du sol en Europe est d’environ 1 tonne par hectare et par an.

Ainsi, les cycles du carbone, de l’azote, du phosphore et de bien d’autres éléments sont pilotés par l’ensemble des communautés vivantes du sol, présentes depuis des millions d’années et sélectionnées par la nature pour leurs fonctions et leurs capacités d’adaptation au milieu.

LE SOL : UN MILIEU VIVANT

Le sol réagit à l’ensemble des facteurs environnants qui peuvent avoir sur lui des impacts favorables à sa croissance et au développement de sa fertilité, ou au contraire préjudiciables à son fonctionnement et mettant en péril sa capacité à produire ainsi que son devenir.

Dynamique d'évolution des sols

Selon Dominique Arrouays, directeur de l'unité Infosol de l'INRA d'Orléans : "Plus l'agriculture est intensive et spécialisée, moins il y a de micro-organismes dans le sol."

Quelques symptômes révélateurs du dysfonctionnement d’un sol :

  • les processus d’érosions (hydriques ou éoliennes),
  • la compaction,
  • l’asphyxie,
  • l’acidification,
  • le blocage d’éléments minéraux,
  • le ralentissement de la décomposition des résidus organiques,
  • la perte de biomasse…

Assolement, matériel, travail du sol, gestion des matières organiques, produits phytosanitaires et engrais agissent sur la composante biologique. On comprend donc que les choix et les actions de l'agriculteur vont influencer le comportement de son sol et le devenir de son capital. 

Le sol : une boite noire qui s'éclaire progressivement

Les avancées de la science nous éclairent petit à petit sur ce milieu encore mal connu.

Les techniques de biologie moléculaire permettent aujourd’hui de comprendre les multiples interactions entre les différents constituants du sol. Les progrès en microbiologie apportent des connaissances supplémentaires quant aux relations entre la plante et sa rhizosphère.

 

Exemple de composition d'un sol

LA FERTILITÉ DU SOL

La fertilité du sol est envisagée aujourd’hui non plus sous le simple aspect d’une richesse en éléments nutritifs pour la plante, mais sous un angle plus global considérant les caractéristiques physiques, chimiques et biologiques du milieu.

Dans 1 gramme de sol, on trouve :

  • 1 million d'individus
  • Plusieurs milliers d'espèces

Ces millions d'individus assurent des fonctions vitales : 

  • Evolution des matières organiques (minéralisation, humification)
  • Cycles minéraux (azote, phosphore, carbone...)
  • Symbiose alimentaire avec la plante (rhizosphère, mycorhizes...)
  • Antagonisme microbien à l'encontre des agents phytopathogènes
  • ...

Peut-on envisager une agriculture durable en conservant une logique d’apports d’intrants plus ou moins bien assimilés par la plante, gourmands en énergie, sans se soucier que le sol recèle des moyens bien plus efficaces et plus économes pour assurer les mêmes fonctions dans le respect de l’environnement ?

"Plus l'agriculture est intensive et spécialisée, moins il y a de micro-organismes dans le sol."

Afin de concilier une agriculture performante et respectueuse de l'environnement, il convient désormais de travailler avec les constituants des écosystèmes et non pas en dépit d'eux.

Améliorer la fertilité des sols et la fertilisation des cultures avec les solutions PRP Technologies

L’originalité de l’approche de PRP Technologies pour l’amélioration de la fertilité des sols et de la nutrition des cultures réside dans le fait d'actionner les mécanismes naturels de fonctionnement du sol et de la plante, et de les amplifier, afin de répondre aux besoins importants d’une agriculture productive tout en minimisant l’empreinte environnementale. De fait, les solutions PRP Technologies participent au développement de l'agro-écologie.